Antestor - Blast of Eternity 2012 (10 novembre 2012)

publié par Djhé, Johnar le 19 décembre 2012

Il serait très difficile de retranscrire une interview d’Antestor en retirant tous les gags entre les membres, les onomatopées du chanteur, les interventions coupées et re-coupées, etc. On a finalement réussi à démêler tout ça.
Pour rappel, Ronny Hansen est le chanteur, Robert Bordevik et Lars Stoskad les guitaristes et Jo Henning Børven le batteur. Les autres n’ont pas eu le temps d’en placer une.


Vous êtes Antestor, vous écumez la scène depuis longtemps, qu’est-ce qui a changé entre le moment où vous avez commencé et maintenant ?

Ronny Hansen : Uhu aha ! Énormément de choses ont changé, en fait. L’industrie de la musique, les musiciens, la culture, en bref les temps ont changé ! Donc c’est normal d’évoluer avec...

Qu’est-ce que vous avez changé entre l’album précédent et le nouvel opus ?

Robert Bordevik : Il y a des nouveaux membres, donc l’album est coloré par des influences différentes. On a essayé de diminuer le clavier, d’obtenir quelque chose de plus brutal, et je crois qu’on a réussi. Il sonne un peu plus old school, le son est rapide et rude.

Qu’avez-vous à dire à propos d’Omen ?

Ronny H. : Ça va être une tuerie !
Robert B. : Nous sommes très satisfaits.
Ronny H. : Nous avons presque tout fait par nous-même dans notre propre studio, et nous avons créé notre propre son, exactement comme on le voulait. Il est un peu crade !
Robert B. : Oui, je crois que "crade" est le mot juste ! On ne voulait pas un album parfait, on voulait un truc qui sonne. Un son qui nous ressemble, qui fasse passer ce qu’on ressent. On ne voulait pas suivre de tendance.

Comment définissez-vous votre style ? Quel rapport avec vous avec le terme "unblack" ?

Ronny H. : Nous faisons du métal extrême. Spécialement pas du unblack, principalement à cause du public séculier. Si ils voient la marque "unblack", ils n’écouteront jamais.
Robert B. : On trouve que c’est un terme stupide, aussi. Ça rejoint une tendance des chrétiens à arriver après qu’un truc bien ait été inventé, de le reprendre et d’en changer le nom. Je trouve ça débile. Nous, on joue avec le coeur, et c’est simplement le genre de musique qu’on voulait faire.

Ressentez-vous le poids de l’héritage de votre groupe, du concept que vous représentez ? Y a-t-il toujours des groupes de black metal satanistes norvégiens qui veulent vous tuer ?

Robert B. : On est fiers de cet héritage. On ne ressent aucune pression vis-à-vis de ça. Il y a toujours des gens après nous, mais ce ne sont plus les Norvégiens maintenant. On s’est apprivoisés, on est amis avec eux, on se parle quand on se voit.
Ronny H. : Ils ont grandi...
Robert B. : En fait c’est nous qui voulons leur peau, maintenant, hahaha ! Non, mais par contre on va avoir une tournée au Brésil en janvier, et on a reçu plus de trois cent menaces de mort sur notre page Facebook. Les organisateurs ont été obligés d’augmenter la sécurité, nous avons dû impliquer la police. Nous jouerons avec des gilets pare-balle, là-bas. Ça, ça va être cool !
Jo Henning Børven : Et si ils tirent dans la tête ?
Robert B. : Ouais, et si ils tirent dans la tête ? Hahaha !

Vous ne vous êtes pas maquillés pour le concert de tout-à-l’heure. Pourquoi ?

Robert B. : On est encore en discussion. On essaie de convaincre les gens qu’on va continuer avec, mais on pense le contraire. Ça fait partie de notre processus d’évolution, on est en train de changer de période, et on veut le faire entièrement. La dernière fois qu’on a passé en Suisse, aux Elements of Rock en 2011, on en avait mis quand même. Si on le refait, on le refera de façon spectaculaire. J’ai dit si, Ronny.
Ronny H. : J’ai entendu.

Tu n’es pas d’accord, Ronny ?

Ronny H. : Non, non et non. Mais faut qu’on en discute.

Lars, avec ton autocollant John Deere sur ta guitare, est-ce qu’ils te sponsorisent ?

Lars Stoskad : Non, j’ai eu les autocollants gratuitement, mais pas d’argent. Hahaha ! En fait je suis fermier, et j’en suis très fier. C’est un de métiers les plus importants du monde. Et donc, forcément, je conduis un John Deere.
Robert B. : Et c’est lui qui fait toute la nourriture qu’on mange en tournée !


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