Declaration AD - I Can’t Ignore (2012)

publié par Aifix le 7 mai 2012

Après une démo en 2010, Declaration AD nous présente aujourd’hui son premier album I Can’t Ignore. Neuf titres de hardcore basique, tendance punk, le tout servi avec des lyrics bien sentis. Un premier essai plutôt convaincant.


DeclarationAD-2012Declaration AD est un "jeune" groupe issu de Wellington en Nouvelle-Zélande. Le combo vient nous présenter un hardcore qui - disons-le d’entrée de jeu - ne révolutionne en rien le genre. On retrouve donc des riffs basiques et des changements de rythmes assez prévisibles qui viennent agrémenter nos compos tout en donnant un goût de déjà vu. Et pour autant, le sujet est maitrisé. De plus, le chanteur arrive à nous transmettre sa rage en posant correctement son chant avec ce qu’il faut de groove. Et une fois qu’on s’est habitués à ces rythmes répétitifs (d’où le coté punk, comme évoqué plus haut), on se surprend à apprécier l’écoute de l’album.

D’autant que nos quatre gaillards ont quelque chose à dire ! Les paroles, spirituellement fortement dosées, sont bien construites. On prend du plaisir à lire les textes dans le livret, ce qui tranche littéralement avec pas mal de groupe du genre. Declaration AD se livre à propos de Dieu, évidemment, mais aussi, de leur place dans le monde, la promiscuité sexuelle ou encore du genre humain et de son égoïsme viscéral. On sent qu’il y a vraiment eu une recherche de ce côté-là. Comme quand une note nous indique une référence à CS Lewis. Moi je dis, oui !

La production par contre, serait peut-être, à mon sens, le point noir du disque. On sent terriblement que le projet est auto-produit et le mix ne sert pas vraiment les morceaux. Et pourtant, je suis convaincu qu’en concert ces titres doivent avoir une bonne pêche et un bon potentiel pour faire bouger la foule. Mais à l’écoute, on n’a pas vraiment l’impression que la production fasse ressortir tout ce que les guitares ont dans leur ventre...

Declaration AD possède donc encore une marge de progression. Les amateurs de « spirit filled hardcore » pur jus peuvent dès à présent se jeter sur I Can’t Ignore sans trop de risques tandis que les autres pourront garder un œil sur le groupe. Avec des compos plus travaillées, il se pourrait bien que les Néo-Zélandais gravissent les échelons. Affaire à suivre.


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